Nintendo DS, PlayStation Portable : la guerre des consoles portables
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2005 sera une année importante dans le monde du jeu vidéo. Alors que les principaux constructeurs vont dévoiler leurs prochaines consoles de salon, la concurrence va également reprendre sur le marché des consoles portables. Disponible dans quelques jours en France, la Nintendo DS va très prochainement faire face à la nouvelle PlayStation Portable (PSP) de Sony.
Limogé en 1995 après l'échec de son « Virtual Boy », une console de réalité virtuelle intégrée dans un casque, Gunpei Yokoi est pourtant à l'origine de ce que l'on appelle aujourd'hui les consoles portables. Il est en effet le géniteur des jeux électroniques « Game & Watch » qui avaient inondé le marché dans les années 1980, mais également de la GameBoy. Lancée en 1989,
la GameBoy reste la console la plus vendue au monde avec 150 millions d'exemplaires écoulés en 10 ans. Le lancement des versions Pocket, Color et Advance a permis de pérenniser ce succès et de suivre les évolutions techniques.
Mais Nintendo pense à l'avenir. C'est ainsi que sera lancé le 11 mars prochain en Europe son nouveau système de jeu nomade, la DS. L'abandon du nom GameBoy marque un tournant dans la façon de définir une console portable.
L'innovation est probablement le mot qui caractérise le mieux cette machine. Avec son double écran d'où elle tire son nom (Dual Screen) dont un tactile contrôlable au doigt ou au stylet, sa connexion sans-fil Wifi, son micro intégré, sa capacité 3D digne d'une console de salon et sa compatibilité GameBoy Advance, la DS ne ressemble à aucune autre machine. Un logiciel de messagerie intégré où 16 personnes peuvent communiquer sans-fil ou la possibilité de jouer en réseau dans un rayon de 30 mètres jusqu'à 4 avec une seule cartouche de jeu complètent les principales caractéristiques de la console.
Dans un secteur dominé à 99% par Nintendo et après l'échec en 2004 de Nokia avec le N-Gage, Sony espère bien avoir le même succès avec la PSP qu'avec la PS en son temps. Sa vision est pourtant radicalement différente de Nintendo, ou du moins très basique.
La console est belle, techniquement très puissante et son immense écran impressionne. Mais au delà des apparences, qu'en est-il des jeux et du plaisir de jouer ? Sony a ainsi développé un support propriétaire, l'UMD (Universal Media Disc)

qui est un disque optique de 8 cm recouvert d'une cartouche protectrice. Sony voit loin et peut-être un peu trop, car en plus des jeux, de la musique et des films seront commercialisés dans ce format. Sony réussira-t-il à hypnotiser les acheteurs pour leur vendre un même film deux fois et sur deux supports différents ?
Négliger les jeux pour se consacrer à tout ce qui touche au multimédia est un pari risqué. Car même si cette philosophie a permis à la PS2 de s'imposer malgré la qualité très discutable de ses premiers jeux,
la technique n'est pas un atout dans le marché des consoles portables. Une certaine GameBoy en noir et blanc écrasant la Sega GameGear et son écran couleur mangeur de piles illustre parfaitement cette théorie.
Mais dans ce duel, les chiffres ont déjà parlé. Lancées pour les fêtes de fin d'année à quelques jours d'intervalle au Japon, la DS a surpassé sa rivale. On recense ainsi dans l'archipel plus de 1,8 million de DS pour 800 000 PSP. S'ajoute à cela 1,5 million de DS américaines, zone du globe où la PSP n'est pas encore commercialisée... Avec un prix plancher de 149 € et des partenariats radio très orientés jeunes adultes, la DS conserve une longueur d'avance face à une luxueuse PSP qui n'est pas attendue en France avant le mois de mai ou juin pour un tarif proche de 250 €.
Julien, le 20/02/2005 à 13:56:00
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