
Bien que ma fac soit débloquée et que j'ai pu reprendre les cours dès ce jeudi, je ne peux m'empêcher d'écrire un dernier article. Il faut dire que la victoire est tellement écrasante et que mon envie de casser du gréviste n'aura jamais de fin...
Ainsi sur fond d'épilogue, je voulais juste apporter une attention tout particulière à l'importance des mots. Il y a 6 semaines quand les premiers blocages ont été installés, un collectif anti-blocage s'est rapidement créé. Pourtant très vite les étudiants contre ce blocage ont été connus sous le nom d'anti-bloqueurs. Blocage et bloqueur, la différence est subtile mais pourtant terriblement intéressante. Alors que le but dudit collectif était de débloquer simplement la fac, la grande majorité des autres étudiants ont réellement exprimé un dégoût envers les personnes responsables de ce blocage. Il faut dire qu'à raison de deux AG de 4 heures minimum par semaines avec les mêmes intervenants et les mêmes discours révolutionnaires, on arrive vite à faire un rejet massif de tout ce qui touche à la grève... Le gros barbu, la poissonnière, le "manifeste" rebelle, l'aventurier au chapeau, la présidente criarde, le jeunot aux joues rouges, le "je monte sur le table malgré mon poids et déclare la révolution", le chien très téléphile, et j'en passe, autant de surnoms qui resteront, pour moi et pour tous les anti-bloqueurs, synonyme de déchets humains. A leur place, j'aurai du soucis à me faire : car si dans quelques mois tout le monde aura oublié le CPE, on ne peut pas en dire autant de leur visage...
